Trophées de l’Oenotourisme 2021 : Qui figurera dans le Top 100 ?

Le Crédit Agricole Aquitaine renouvelle son partenariat avec Atout France et Terre de Vins pour la 3e édition des Trophées de l’Oenotourisme. Un concours qui vise à récompenser 100 propriétés viticoles françaises, pour l’excellence de leurs services oenotouristiques. Les lauréats auront la chance de bénéficier d’une belle couverture médiatique tout au long de l’année.

C’est la tendance du moment ! Depuis quelques années, le secteur de l’oenotourisme connaît une belle progression et accueille pas moins de 10 millions d’oenotouristes en France, pour 5,2 milliards d’euros de recettes. Organisé par Atout France, en partenariat avec Terre de Vins et le Crédit Agricole Aquitaine, la 3e édition des Trophées de l’Oenotourisme met en lumière les initiatives des vignerons, domaines et châteaux viticoles, coopératives, en faveur d’un tourisme viticole, proche du terroir et des territoires.

Un jury d’experts

Sélectionnés sur dossier, les 100 finalistes intègreront le « TOP 100 de l’œnotourisme », et leur propriété sera mise en valeur dans un hors série de Terre de Vins ainsi que sur la plateforme de réservation de terredevins.com. Plusieurs critères sont pris en compte pour figurer au palmarès : personnalité, prix/qualité, diversité de l’offre… Le Jury d’experts désignera également 1 lauréat parmi 9 catégories distinctes : architecture & paysage, art & culture, initiatives créatives, vignoble en famille, œnotourisme d’affaires, pédagogie et valorisation de l’environnement, restauration dans le vignoble, séjour à la propriété, promotion d’un terroir.

Voyage à l’étranger 

Les 9 heureux élus profiteront d’un voyage professionnel organisé par Atout France pour promouvoir leur offre touristique à l’étranger. L’an dernier, les lauréats avaient ainsi eu la chance de s’envoler vers le Japon, pays amateur de vins et d’histoire.
La finale nationale des Trophées de l’Oenotourisme se déroulera en mars 2021, lors d’une cérémonie de prestige.

Pour participer au concours, les candidats doivent s’inscrire sur le site http://www.trophees-oenotourisme.fr , jusqu’au 23 octobre à minuit pour tous les clients du Crédit Agricole.  Inscription : 90€ HT  Inscrivez-vous ici !

 

 

Demain, tous digitaux ?

En bouleversant nos pratiques et nos organisations, la crise sanitaire semble accélérer la digitalisation des ménages, des entreprises… et des commerces.  Le plan de relance du gouvernement, dévoilé le 3 septembre dernier, confirme cette volonté d’aller vers une société 2.0…

Une vraie claque. En quelques semaines, 4 milliards d’humains se sont retrouvés confinés dans près de 170 pays. Toute une économie à l’arrêt, guettant le moindre soubresaut pour pouvoir redémarrer. En attendant la reprise, il a bien fallu s’organiser. Et vite. La réponse fut toute trouvée : elle tient à une connexion internet et un écran !  Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en quelques jours, les connexions sur la plateforme de visioconférence Zoom sont passées de 10 millions à 200 millions d’utilisateurs. Même succès pour les marketplaces mettant en relation commerçants et consommateurs.

Encore des réticences au digital

Le Covid, accélérateur de la digitalisation ? Assurément. Et la tendance n’est pas prêt à s’inverser. Pour autant, nous ne sommes pas tous égaux face à cette vague digitale. Selon une étude publiée en août par la CPME et SAGE, seuls 34 % des dirigeants de TPE (1 à 9 salariés) déclarent avoir entamé une transformation numérique de leur entreprise. Comment expliquer ce manque d’attrait pour le digital ? Les raisons invoquées sont nombreuses :  certains dirigeants préfèrent camper sur leurs process déjà bien huilés. D’autres redoutent les coûts financiers inhérents à toute transformation. D’autres encore, pensent ne pas disposer des ressources techniques suffisantes en interne pour sauter le pas.

Jusqu’à présent, ce manque d’ardeur ne semblait pas handicapant. Il aura fallu le virus du covid19 pour démontrer que les vieilles recettes ne fonctionnent plus vraiment. Alors que l’économie était à l’arrêt, beaucoup de Français se sont tournés vers le digital pour télétravailler, communiquer ou faire leurs emplettes.  Très clairement, l’Homo Sapiens s’est transformé, en 2020, en Homo Numericus. Si la tendance était palpable ces dernières années, elle devient désormais inéluctable. Et les entreprises, comme les commerces, doivent se saisir de cette opportunité pour transformer leur modèle.

La Région Nouvelle-Aquitaine soutient le numérique


Pour accélérer cette transition numérique, la région Nouvelle-Aquitaine déploie une stratégie de développement ambitieuse. Outre l’équipement en Très Haut débit et en tiers-lieux, la région accompagne les dirigeants avec deux dispositifs : l’aide au conseil stratégie numérique et le chèque de transformation numérique pour les PME et ETI. Plus largement, le dispositif de soutien à l’économie française, détaillé le 3 septembre dernier, fait la part belle au digital. 7 milliards d’euros devraient être consacrés à la transformation numérique des entreprises, avec des mesures adaptées aux besoins des TPE, PME et ETI, dès octobre.

Digital et commerces physiques


L’avenir des commerces et de l’artisanat se joue également sur le front 2.0, même si le propos reste à nuancer. « Le commerce physique représente encore 70% des transactions, analyse Bernadette Hirsch, Présidente de la chambre régionale de la FNH * de Nouvelle-Aquitaine. L’un des enjeux du commerce et de l’artisanat est donc de trouver un juste équilibre entre le digital et le magasin. L’un étant complémentaire de l’autre. » Pour soutenir la transformation digitale des commerces, de nombreuses municipalités parient sur la mutualisation des services.

Lancé dès 2011, le portail « Talence Shopping » fédère ainsi l’ensemble des commerçants sur un même site Internet. Talence a été la première ville de France à proposer une galerie commerciale virtuelle, qui référence de manière exhaustive tous les commerces et entreprises du territoire. Avantage de cette stratégie « en cluster » : elle permet aux commerces de gagner en visibilité, tout en maîtrisant leurs coûts. La recette fonctionne plutôt bien, et plusieurs municipalités françaises ont adopté ce concept de galerie marchande en ligne (Montélimar, Alès, Angers…), au service de leurs commerçants.

En parallèle, de nouvelles plateformes communautaires fleurissent comme epicery ou ollca.com, qui comptent aujourd’hui 300 commerçants partenaires dans 15 villes françaises. Plus récemment, le Crédit Agricole Aquitaine a lancé Tourismebyca, une plateforme en ligne qui fédère les acteurs du tourisme autour de bons plans et d’offres promotionnelles. Les marketplaces par secteur d’activités, annonceraient-elles le commerce du futur ?

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* : Fédération nationale de l’habillement

 

Circuit court : le plus court chemin pour consommer local

Depuis le confinement, les initiatives se multiplient en faveur d’un commerce local, faisant la part belle aux produits frais, de saison, souvent issus de l’agriculture raisonnée. Une tendance « locavore » qui replace les producteurs régionaux au cœur de l’économie locale.

C’est l’un des effets inattendus de la pandémie et du confinement. Contraints de consommer autrement, les Français se sont tournés vers l’e-commerce et les circuits courts. Loin d’être une marotte, ce nouveau mode de consommation, reflète une tendance profonde : celle de consommer moins mais mieux. Celle aussi d’acheter de bons produits, au juste prix, pour faire vivre les producteurs locaux, sans enrichir les intermédiaires. A la distribution de masse, les Français se tournent aujourd’hui vers une consommation de proximité, plus authentique et responsable. Pendant le confinement, les hypermarchés ont ainsi revu leurs offres, en faisant la part belle aux produits de saison.

De nouvelles habitudes de consommation sont également apparues au profit de la livraison à domicile, notamment de produits bios et de produits frais issus des circuits courts. Une enquête, menée par La Ruche qui dit Oui, un des grands acteurs du secteur, révèle les 3 principales motivations des Français à se tourner vers ce mode de distribution. Pour 57,5 % des sondés, il s’agit avant tout de soutenir les producteurs locaux, consommer des produits plus sains (38,3 %) ou découvrir de nouvelles saveurs (34,3%).

Des Français plus locavores

Porté par le Programme national pour l’alimentation 2019 – 2023 du gouvernement, le développement des circuits courts est un juste retour de l’Histoire! En effet, jusqu’à la Seconde Guerre Mondiale, les Français avaient pour habitude de consommer à la ferme. Avec le développement du transport frigorifique, l’émergence des hypers et la mondialisation des échanges, cette pratique s’était éclipsée de notre horizon de consommation.  Jusqu’à trouver un second souffle au début des années 2000, suite aux nombreux scandales alimentaires. Il aura fallu toutefois la crise sanitaire du covid-19 pour transformer l’essai en tendance durable. Voici donc les Français devenus locavores, préférant les produits locaux, de saison, achetés près de chez eux de préférence.

Loop-market, la plateforme solidaire

AMAP (associations pour le maintien d’une agriculture paysanne), La Ruche qui dit Oui, Bienvenue à la ferme… Autant de structures spécialisées dans la commercialisation de paniers de producteurs qui fleurissent dans les villes. Petite dernière, la plateforme solidaire loop-market.fr, créée par le Crédit Agricole, et qui met directement en relation producteurs locaux et consommateurs. En 2016, on comptait 106.000 exploitations en circuits courts, mais depuis le confinement, les initiatives se sont multipliées un peu partout dans l’Hexagone.

Drive fermier à Bordeaux

A Bordeaux, un Drive Fermier éphémère, a ainsi élu domicile sur la place des Quinconces. Soutenu par la Chambre d’agriculture de Gironde, il permettait aux Bordelais de consommer des produits de saison, souvent issus de l’agriculture raisonnée. Un peu plus loin, aux halles de Bacalan, les commerçants se sont mobilisés pour développer une offre de produits gourmands sur la marketplace ollca.com. « Ce site replace les commerçants de proximité au cœur des villes, confie Antoine Augeard de chez Gargantoine. Le client passe sa commande en ligne et peut venir la récupérer en mode drive ou se faire livrer à domicile. » Un service simple, rapide… et local qui génère aujourd’hui 15 % du chiffre d’affaires de la maison apéritive Gargantoine.

Lutte contre le gaspillage alimentaire

Partout, les initiatives explosent et témoignent de l’importance de maintenir nos filières de proximité pour manger « bon et local ». Un exemple parmi d’autres : après le succès de « Rungis livré chez vous » pendant le confinement (plus de 25.000 livraisons aux Franciliens), la start-up Califrais vient de lancer le site Foodufrais pour pérenniser ce service et livrer des produits en direct de Rungis. Avantage non négligeable : la livraison est écologique, avec des camions roulant au gaz naturel, et des produits emballés dans du papier kraft 100% biodégradable !

En parallèle, les applications mobiles explosent, comme epicery ou monmarché.frqui permettent de commander en ligne chez son commerçant de quartier et d’être livré à domicile ou de récupérer ses denrées en click and collect.
Et parce que chaque année, 1/3 de la production mondiale de nourriture est jetée à la poubelle, l’aplication anti-gaspi toogoodtogo permet de s’engager dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, en sauvant les invendus du jour !
Un pas de plus vers une alimentation plus durable et responsable, qui fait la part belle aux petits producteurs, aux produits frais et locaux.

Il y a les banques coopératives et mutualistes … et les autres !

Alors que la pandémie de covid-19 a durement frappé notre économie, le modèle coopératif a su montrer toute sa force et sa solidité face à une crise majeure. En quoi une banque coopérative et mutualiste est-elle différente d’une banque classique ? Explications avec la caisse régionale du Crédit Agricole Aquitaine qui a pleinement joué son rôle de « partenaire solidaire » pendant le confinement.

La nouvelle mérite de s’y attarder… Au second trimestre, le Crédit Agricole est devenu la marque bancaire préférée des Français, selon le dernier baromètre Posternak-Ifop.Très convoitée, cette première place ne doit rien au hasard. Face à la crise sanitaire qui secoue actuellement le monde, le modèle coopératif apparaît comme « une valeur refuge » qui sait maintenir un cap malgré les vents mauvais. Mais en quoi une banque coopérative est-elle si différente ?

Pour comprendre, une petite piqûre historique s’impose.  C’est au 19e siècle que les banques coopératives ont été créées sous l’impulsion de philosophes-philanthropes, désireux d’ouvrir l’accès au crédit à tous, même aux plus démunis. Depuis, les banques coopératives n’ont eu de cesse de s’adapter et d’innover tout en restant fidèles à leur ADN originel : la solidarité.

Client et co-propriétaire !

Fondé sur des valeurs de partage, de proximité et de confiance, le modèle coopératif se veut plus juste et démocratique. Ici, pas d’actions cotées en Bourse ni d’actionnaires à satisfaire. Chaque client est invité à participer aux grands projets de sa banque en devenant sociétaire. Avec ce statut particulier, le client-sociétaire détient des parts sociales et dispose d’un droit de vote selon le principe « une personne = une voix ». Et cela change tout ! Il n’est plus un simple client, mais bel et bien partie prenante et co-propriétaire de sa banque.” Au Crédit Agricole Aquitaine, la caisse régionale accompagne et soutient de nombreuses initiatives locales d’intérêt général pour être toujours plus proche de ses territoires et se rendre utile aux clients et sociétaires, “  souligne David Lassalle, Responsable développement coopératif  au Crédit Agricole Aquitaine

Un brin de bonheur et de solidarité

Grâce à ce modèle unique, la banque mutualiste a pleinement joué son rôle solidaire lors de la pandémie de covid-19. Au plus près de ses clients et de ses territoires, la Caisse Régionale a initié plusieurs dispositifs pour venir en soutien des professionnels, durement impactés par la crise sanitaire. Ainsi est née – en plein confinement – l’opération « Un brin de bonheur pour notre territoire ». Ce dispositif solidaire a permis d’acheter 10.000 brins de muguet auprès de producteurs locaux, et de les offrir aux pensionnaires de 153 EHPAD de la Gironde, du Lot et Garonne, des Landes et d’une partie du Gers.

Tourisme by CA : la plateforme solidaire

Autre initiative : le Crédit Agricole Aquitaine a souhaité soutenir la relance des activités touristiques du territoire en créant la plateforme solidaire : Tourisme by CA . Cette plateforme vise à mettre en relation les voyageurs avec les professionnels du tourisme du territoire. Elle offre ainsi aux professionnels un levier de développement d’affaires gratuit et répond aux envies des consom’acteurs, désireux de consommer localement, en associant bonnes actions et bonnes affaires, via une solution digitale adaptée à leurs usages.

Vers une économie plus résiliente

C’est cela avoir l’esprit coopératif. Agir au quotidien pour ses territoires et ses clients, en accordant la priorité au conseil. Accompagner les professionnels et les particuliers dans leurs projets, même dans les temps difficiles. Favoriser la reprise par la création de dispositifs solidaires. En somme, les banques coopératives et mutualistes tracent la voie d’une nouvelle économie. Une économie plus coopérative et résiliente qui croit à l’ancrage local, favorise l’emploi en région et lutte contre toutes formes d’inégalités. Le projet est né voici 2 siècles… et il semble avoir encore un bel avenir.

 

Tourisme by CA : La plateforme qui vaut le détour !

Avec 32 millions de vacanciers en 2019, la Nouvelle-Aquitaine se hisse à la 2e place des régions touristiques françaises. Autant dire que ce secteur pèse lourd dans notre économie, environ 9% du PIB régional. Mais depuis la crise liée au covid-19, rien ne va plus. Durement impactés, les professionnels accusent le coup et se préparent à une saison avec peu de touristes étrangers. Pour soutenir la relance, le Crédit Agricole Aquitaine lance sa plateforme Tourisme By CA le 10 juillet prochain. Mode d’emploi.

Début 2020, tous les indicateurs étaient au vert et laissaient présager une bonne année touristique pour la France. Elue première destination mondiale en 2019, notre pays espérait monter à nouveau sur la première marche du podium et atteindre les 100 millions de touristes en 2020. Patatras. Le covid-19 a fauché net ses espoirs de record de fréquentation.
Ebranlés par la crise sanitaire, les professionnels du tourisme tentent aujourd’hui de sortir la tête de l’eau et de sauver leur saison. Pas simple, car les touristes étrangers risquent de ne pas être au rendez-vous. Et que dire des Français ? Vont-ils partir en vacances ? Epargner ?

Une plateforme de tourisme


Pour soutenir la reprise d’un secteur affaibli, le Crédit Agricole Aquitaine a décidé de lancer sa plateforme dédiée au tourisme : Tourisme by CA. Une démarche qui montre l’engagement solidaire de la banque coopérative, au côté d’un secteur en souffrance. « L’an dernier, nous avions créé une filière Tourisme pour venir en appui aux professionnels de notre territoire, explique Claire Saphore, responsable de la filière. La plateforme Tourisme by CA s’inscrit dans cette même volonté d’accompagner et de soutenir les acteurs du loisir et de l’hébergement. C’est un projet qui a du sens et qui met en action nos valeurs coopératives de solidarité et de proximité. »

Un lien direct entre pros et voyageurs

Développée en partenariat avec la Start-up bordelaise CibleR, hébergée au Village by CA, cette plateforme vise à mettre en lien professionnels et voyageurs. « Nous avons déjà collaboré avec CibleR pour le site Sauvetoncommerce. La plateforme Tourisme By CA part du même principe. Nous l’avons conçu en un temps record… deux semaines ! », confie Martine Roquet, responsable Communication au Crédit Agricole Aquitaine.
Ouverte à tous, grand public comme professionnels, clients ou non du Crédit Agricole, cette vitrine online offre davantage de visibilité aux professionnels. « Aujourd’hui, il y a un vrai sujet sur les commissions perçus par les grands sites de réservation en ligne, qui grèvent les marges de près de 15 %, souligne Martine Roquet. Nous devons redonner de la marge aux acteurs en créant un lien entre particuliers et professionnels, sans intermédiaires. »

Un « circuit court » touristique en somme, avec la mise en ligne de l’ensemble des offres touristiques d’un territoire, en termes d’hébergement, restauration, loisirs, culture… et de bons plans ! « La plateforme s’adresse vraiment à tous les acteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, mais aussi aux comités de commune et aux pouvoirs publics qui souhaitent développer l’attractivité de leur territoire, insiste Claire Saphore. Pour les pros, c’est une belle opportunité pour faire du business. Pour les voyageurs, c’est une mine de bonnes adresses et de bons plans ! »

Déjà une V2 en préparation


Séduites par le concept, 10 caisses régionales du Crédit Agricole vont déployer cette plateforme sur leurs territoires.
Côté projets, une V2 est déjà en préparation, avec deux nouveaux services à la clé : Terre de Saveurs, une marketplace « Direct producteur » déjà mise en place sur la Caisse Charente Périgord, et une Appli Escapades, initiée par Pyrénées Gascogne ! « On s’inspire des bonnes pratiques de chaque caisse régionale pour offrir des services sur-mesure, qui ont déjà fait leurs preuves, conclut Claire Saphore.

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Le secteur de la restauration reste sur sa faim…

Julien Kunika, gérant de 4 restaurants bordelais * et consultant en développement d’unités de restauration, revient sur la crise qui a frappé de plein fouet la profession. La reprise demeure poussive et de nouvelles tendances de consommation semblent émerger pour la pause déjeuner…

15 jours après la réouverture des restaurants, quelle est la tendance ?


Il y a bien un certain engouement, et les terrasses sont prises d’assaut lorsque la météo est clémente. En revanche, la clientèle déserte les salles intérieures, par peur du virus. En outre, les restrictions sanitaires drastiques réduisent considérablement notre capacité d’accueil et viennent entamer notre chiffre d’affaires de 30 à 40 % en moyenne.

 

Justement, quel protocole sanitaire avez-vous mis en place pour accueillir la clientèle ?

Nous avons suivi à la lettre le protocole gouvernemental, avec la mise à disposition de masques et de gel hydroalcoolique pour notre clientèle. Côté cuisine, les équipes nettoient régulièrement toutes les surfaces de préparation et de cuisson, se lavent les mains toutes les 30 minutes et portent obligatoirement un masque. Même protocole strict pour les toilettes, avec une occurrence de nettoyage toutes les 2 heures. Afin de mettre en place ce protocole, tous mes responsables d’exploitation ont suivi une formation en ligne, organisée par la médecine du Travail, en collaboration avec l’UMIH. L’occasion pour eux d’apprendre les bons gestes, de connaître les bonnes pratiques et de lever un certain nombre d’interrogations.

Quel sentiment vous anime suite à cette réouverture ?


Très honnêtement, nous étions tous contents de redonner vie à nos établissements, mais force est de constater que la consommation n’est pas au rendez-vous. Aller au restaurant, c’est avant tout partager un moment de convivialité en famille, entre amis. Là, nos serveurs sont masqués, la clientèle doit également se déplacer à sa table en portant un masque. On perd beaucoup en spontanéité, et le protocole sanitaire va à l’encontre de cet art de vivre à la française. Cela soulève également de nombreux paradoxes : pourquoi est-il interdit de consommer debout, au comptoir, alors qu’il est possible de voyager dans un métro bondé ? Ces règles iniques portent préjudice à toute notre profession, qui représente 200 000 entreprises, et 2 millions de salariés.

Justement, le métier de restaurateur opère-t-il une mutation ?

Clairement, on observe une désertification des espaces de restauration sur la pause méridienne. Cette nouvelle tendance s’est imposée lors du confinement, où nombre de familles et de salariés déjeunaient chez eux ou se faisaient livrer. Aujourd’hui, on note une forte progression du « take away » le midi. C’est une autre façon de vivre sa pause déjeuner, à l’anglo saxonne, en se restaurant au bureau, au sein de son entreprise. La restauration plaisir est désormais réservée aux soirs et aux week-ends.

Que retiendrez-vous de la gestion de cette crise sanitaire ?

La profession a été durement malmenée tout au long du confinement, et nous avons souffert de décisions prises à la hâte. La fermeture administrative nous a été imposée un samedi soir à 19H30. Nombre de restaurateurs ont dû liquider leur stock en urgence, sans parler des annulations du dimanche. Avec un peu d’anticipation, nous aurions pu nous organiser et prévoir en conséquence. Même cas d’école avec le protocole sanitaire, qui nous a été révélé quelques jours avant la réouverture du 11 juin. On assiste à un véritable cafouillage gouvernemental, et je crains fort que la gestion de cette crise n’entraîne tout un effondrement de notre profession, avec des licenciements et des faillites en cascade.

Des mesures insuffisantes, selon vous ?

Insuffisantes et inadaptées. Aujourd’hui les restaurateurs peuvent prétendre au chômage partiel et au PGE. Pour ma part, j’ai eu de la chance, car j’ai pu bénéficier d’un PGE de 300.000 euros auprès du Crédit Agricole Aquitaine, avec une rapide d’exécution en 24 heures. Je regrette simplement que la perte d’exploitation ne soit pas prise en charge par les assurances. Si chacun avait pris sa part de responsabilité, la profession serait moins affaiblie. Il suffisait pour cela d’une participation des assureurs à hauteur de 10 à 15% pour couvrir les frais fixes. D’un geste des bailleurs afin de geler les loyers, avec – pourquoi pas ? – un crédit d’impôt à la clé.

Au lieu de cela, la profession s’est retrouvée seule à tout assumer. Aujourd’hui, je fais face à un vrai casse-tête chinois, et l’un de mes restaurants demeure fermé, car sa réouverture pèserait trop lourd au niveau des charges fixes et salariales. A se demander si le protocole sanitaire ne va pas créer plus de morts (économiques) que le Covid ? Selon les dernières estimations, 30 à 40 % des restaurants risquent de disparaître, et jusqu’à 70 % si on nous laisse au bord de la route.

Comment voyez-vous demain ?

Difficile de se prononcer. Je crains une deuxième vague avec l’ouverture trop rapide des frontières. Alors pour la première fois de ma vie, j’envisage de changer de métier. Un vrai crève-cœur, car ce sont mes grands-parents qui m’ont transmis cet amour du goût et du bon. A 15 ans, j’étais plongeur, et je suis passé par tous les postes, avant d’ouvrir en 2001 mon premier restaurant. On verra bien…

* Le Life, Le Reservoir, Le French Bistro , Le Floor,